FNS#125 : Nine Inch Nails – Closer to god

Comment en parler ? Par où commencer… ?

Cette fureur industrielle, une rage de vivre et de souffrir. Trent Reznor. Un homme. Un groupe. Une armée de fan, dont certains acharnés prêts à éplucher des centaines de bootlegs pour en tirer l’ultime compilation live du groupe adulé, avec chaque morceau joué, chacun dans sa meilleure version.

Comment parler de l’insolent talent de ce jeune homme qui à 24 ans sort “Pretty Hate Machine” avec un subtil mélange de candeur et de fureur. Ses déboires avec les maisons de disques et la création de Nothing – son label – qui signera Marilyn Manson.

Comment parler de ce goût du rythme et de la mélodie – toujours dans la simplicité. De ses arrangements magnifiques, en particulier sur Fragile, accouché 5 ans après le masterpiece The Downward Spiral. Cette voix – tantôt rageuse, tantôt fragile – qui prend aux tripes. Comment parler de la douleur sourde derrière chaque parole de “Pretty Hate Machine“.

Comment parler de cette unicité – LE son NIN – avec toujours ce goût de l’industriel (Trent est très fan de Skinny Puppy), des guitares et des machines. Les arrangements de “Fragile” et les crépitements électroniques de “Year Zero“.

Comment parler de l’hallucinante histoire montée autour de la sortie de “Year Zero“. De ce logo inoubliable. Du “Ghosts” pour les dimanches pluvieux et les envolées urbaines. Des larmes et de la violence en live. De la tournée avec Bowie et des albums de remixes. De l’esthétisme particulièrement dérangeant des clips et visuels. De l’autodestruction toujours. Sur scène bien plus que sur disque.

Comment parler de la musique d’un homme comme Trent Reznor – statut de semi-Dieu – fan oblige. Désormais demi-Déchu. Trent va mieux. Il n’a plus mal. Sa musique n’a plus mal.

Nine Inch Nails, c’est encore bien plus que tout ça. Autant dire qu’il a été difficile de sélectionner un morceau.

Fragile sur Spotify : spotify:album:5xHS7Iyvw8fyyZHFkGYm1Y

Et en bonus :
httpv://www.youtube.com/watch?v=UEW8riKU_tE

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